PONGO- SONGO EN ETROITE COLLABORATION AVEC LES AUTRES : « Un peuple presque oublié ».

             Descendant d’une tribu Banjué, cousins des Duala et Malimba, Pongo-Songo est un peuple Bantou situé dans la région du littoral, département de la Sanaga Maritime et arrondissement de Mouanko. Ainsi, il  ne doit aucunement fait objet de moindre confusion avec les Pongo’a Mbedi (Cf : https://tamtamdumboa.wordpress.com/2018/09/12/le-peuple-pongo-devoile-son-histoire/ )

lileL’île aux Chienpazés (Pongo – Songo)

  Pongo Songo en étroite collaboration avec ses voisins

Pongo Songo est l’un des descendants d’ESSONGO, fils de MBEDI. Administrativement rattaché au canton Yakalak avec lequel il entretient de bonnes relations traditionnelles. Il arrive et occupe les terres après les Yakalak et les Malimba. Sur le plan culturel, les Pongo-Songo sont plus proches des Malimba de par leur langue et l’organisation sociale traditionnelle.pongo songo 1

Pongo Songo et sa situation géographique

Venu par la mer, le peuple a d’abord pendant longtemps, vécu mélangés aux Batanga de petit-Batanga sur la rive gauche de l’embouchure du Nyong à la Sanaga. C’est ainsi qu’il découvre les criques et les marécages qui relient le Nyong à la Sanaga et  le grand lac Tissongo. Et de  là, le peuple  continue son exploration et s’installe sur la rive gauche de ce grand fleuve entre Olombé et Yankonzok plus précisément dans les villages de Pongo-Songo I et II. Cependant suite aux inondations constantes auxquels le peuple faisait face, il se lancera à la recherche des terres fermes et c’est ainsi qu’il migre vers Dizanguè et crée le grand village Pongo – Pitti.pongo songo2

        Le petit quotidien des Pongo Songo

Comme leurs voisins Malimba et Yakalak, ce peuple est pêcheur et canoteur de petits métiers.  Il était alors très rare de rencontrer des équipes de pêche mixtes Yakalak-Malimba, Malimba-Pongo ou Pongo-Yakalak. Cependant, du fait de la fertilisation annuelle de ses berges par les inondations de la Sanaga. La population  pratique essentiellement l’agriculture de bananier, de taro et d’igname. Cependant, le temps a atténué voire même effacé les anciennes discours et guerres tribales et chacun de ces peuples conserve jalousement et perpétuellement dans la mémoire des jeunes générations le souvenir de son passé. Cette « pseudo animosité », qui régnait autrefois. Ainsi, de nombreux mariages se nouent indifféremment entre les jeunes garçons et les jeunes filles de ces trois groupes ethniques.

             Alors malgré le brassage que l’on perçoit facilement, Pongo Songo ainsi que ses voisins conservent une conscience très propice de leur originalité et de nos jours leurs marques ne s’exprime que dans quelques chansons populaires et dans les quolibets.yoyoPetit clin d’oeil sur la plage Yôyô à Mouako

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